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Bpifrance Création

Préparez-vous à réussir votre création d’entreprise

Répondre aux objections d'un client en trois étapes

Répondre à des objections est un exercice périlleux car une objection mal traitée peut faire échouer une négociation, même avancée. 
Il est donc fondamental de vous y préparer sérieusement. Une bonne argumentation construite sur les propos de votre interlocuteur permet en général d'y faire face.

L'objection signifie que votre présentation n'a pas été suffisamment claire ou n'a pas répondu à l'ensemble des craintes de votre interlocuteur.
Gérer cette objection nécessite non seulement une intelligence humaine développée mais aussi une parfaite connaissance du produit ou du service.

Comment réagir à une objection ?

  • Première étape : ne vous bloquez pas ! Profitez de l'objection pour poser des questions

Soyons honnête, une objection est généralement perçue comme une remise en cause de votre présentation. C'est un moment parfois difficile à gérer. Cette tentative de déstabilisation peut vous faire perdre vos moyens. Gardez votre calme, vous êtes le professionnel et vous devez garder le lead de l'entretien !

L'objection n'est pas une agression personnelle. Elle révèle tout simplement que vous n'avez pas totalement rassuré votre prospect sur un certain nombre de points importants à ses yeux. Ne foncez pas tête baissée, avec le risque d'altérer la relation par un comportement inadapté.

Profitez de cette opportunité pour vous poser des questions :

- Peut-être n'avez-vous pas totalement cerné votre interlocuteur ?
- Le problème soulevé par votre prospect est-il le bon ?
- L'objection ne cache t'elle pas un autre problème ?
- Identifiez le "vrai" problème et  vous aurez effectué 80 % du travail.

  • Ne marquez pas votre désaccord : une opportunité de dialogue

Ne vous laissez pas déborder par vos émotions. L'objection est excellente pour créer une relation avec votre prospect. Ne montrez pas à votre interlocuteur que vous n'approuvez pas son objection. N'oubliez pas qu'un client a généralement raison et qu'il ne demande qu'à être valorisé et surtout rassuré. Gardez en mémoire que l'acte d'achat est un acte positif pour lui.

Ne braquez pas votre prospect en lui faisant comprendre qu'il a mal compris. Soulignez l'intérêt de la remarque et allez toujours dans son sens... tout en relativisant l'objection.
Insistez sur le fait, par exemple, que : "vous penseriez comme lui dans l'absolu mais qu'il est important de tenir compte d'autres éléments" ou bien encore que "comme lui, vous n'étiez pas convaincu du produit avant de faire vous-même le test".

  • Ne répondez pas, mais traitez l'objection 

Rappelez-vous, vous êtes en train de construire un relation de confiance avec votre prospect. Un rapport de connivence doit être instauré car vous n'êtes pas là pour convaincre et persuader, mais plutôt pour "faire adhérer".

A vous de vous intéresser à ce qui n'est pas dit de façon explicite, et de récolter un maximum d'informations utiles pour vendre plus et mieux. Ne pas répondre serait perçu comme une rupture du lien de confiance que vous avez pu créer dans le cadre de votre présentation. Si tel est le cas, la vente ne se fera pas.

Exemples d'objections fréquentes

  • C'est trop cher !

Le prix en lui-même n'est, en général, pas un obstacle. Il faut que votre prospect puisse connaître et comprendre les bénéfices qu'il va en tirer en achetant votre produit ou prestation : ce n'est pas ce qu'il coûte mais ce qu'il rapporte. 

Cher oui, mais par rapport à quoi et à qui ? 

Demandez à votre interlocuteur d'argumenter sa réflexion, en essayant de savoir quels sont ses repères :

- Par manque d'information. Cela vous donne l'occasion de revenir sur les avantages proposés (qualité, avantages et/ou services annexes). 

- Par principe de négociation. Il vous faudra bien connaître vos seuils (prix et volume) et la contrepartie de votre client, car vous avez besoin d'un engagement ferme sur le volume de commandes et échéances.

- Par rapport à un concurrent ? S'agit-il des mêmes produits et quels sont les prix pratiqués ? Vous pouvez ainsi vérifier si votre prospect a bien étudié l'offre concurrentielle. 

  • Je ne suis pas convaincu !

Dans ce cas de figure votre interlocuteur a besoin d'être fortement rassuré. Plus largement, sans même s'en rendre compte, il vous demande de l'aider dans sa prise décision. Mettez en avant les recommandations de vos clients : témoignages, verbatims, business cases (cas client), etc.

Expliquez-lui alors par exemple que vous avez déjà travaillé sur ce type de problématiques avec des entreprises de même profil et de même taille. Par contre, veillez à ne pas mentionner les noms de ses concurrents.

Rien ne vous empêche d'organiser une rencontre téléphonique ou visuelle avec l'un de vos bons clients. Le retour d'expérience d'une tierce personne est généralement très efficace.

  • Je n'ai pas le budget suffisant !

Il s'agit ici, d'aider votre prospect à trouver de l'argent.
Signalez-lui qu'il est toujours possible de faire des économies sur des postes de dépenses pour optimiser sa capacité d'investissement.

Vous pouvez également lui proposer des modalités de paiement attractif (en plusieurs fois, plusieurs modes possibles).

  • Je travaille avec votre concurrent !

Assurez à votre client qu'il s'agit d'un bon choix.
L'objectif est ici de comprendre leur relation, leur mode de collaboration.

Présentez-lui, avec une approche questions/réponses, en quoi votre offre diffère de ce que votre prospect a actuellement : services, garanties, délais, disponibilité, réactivité, etc. 
Cette démarche vous permet également d'identifier les manques de votre concurrent et de vous assurer qu'ils sont importants pour votre prospect.

Mais attention, soyez honnête : il est inutile de mentir pour obtenir le contrat.

  • Je vais y réfléchir !

Cette objection est généralement difficile à traiter car elle renvoie les 2 parties dans leurs camps respectifs. Son traitement est délicat car il peut-être perçu par le prospect comme une pression exercée par le vendeur.

Il s'agit d'adopter le bon comportement. Votre prospect n'a peut-être pas été rassuré lors de votre présentation. Identifiez ses craintes et tâchez d'y répondre en les notant une par une.

Deux situations se présentent à vous :
- votre interlocuteur acquiesce. Vous rentrez alors dans la phase ultime d'avant signature ;
- il vous répond qu'il est effectivement important de répondre à ces dernières interrogations, mais que, quoi qu'il arrive, il voudra réfléchir avant de s'engager. Respectez alors son choix, mais demandez lui dans combien de temps il prendra sa décision et fixez avec lui un rendez-vous téléphonique pour faire le point sur sa décision.

  • Je souhaite en parler à une autre personne avant de vous donner ma réponse.

Cette situation est facilement évitable, car avant d'engager toute présentation, il est nécessaire de s'assurer que votre interlocuteur est la personne décisionnaire.
Si tel n'est pas le cas, surtout ne vous engagez pas sur une présentation, vous perdriez votre temps.

Toutefois, si malheureusement cette objection se présente, organisez rapidement un nouveau rendez-vous en vous assurant de la présence du décisionnaire. Vous serez ainsi certain que votre produit sera correctement présenté. Vous pourrez également répondre aux objections du décisionnaire.
Cette situation est délicate car vous devrez recommencer la présentation du produit une nouvelle fois !

septembre 2018
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