Intégrer une politique RSE après la création de son entreprise

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Vous êtes dirigeant d'entreprise et vous vous demandez comment faire pour mettre en place une politique RSE ? Voici quelques éléments de réponse. 

En résumé

  • La responsabilité sociétale des entreprises (connue sous le terme “RSE”) désigne l'engagement volontaire d'une entreprise à intégrer des préoccupations sociales, environnementales et de gouvernance dans son fonctionnement, au-delà des seules obligations légales.
  • La première étape consiste à identifier et hiérarchiser ses parties prenantes (salariés, fournisseurs, clients, collectivités), c'est-à-dire tous ceux qui sont influencés par l'activité de l'entreprise ou qui ont une influence sur elle.
  • La seconde étape est un audit des capacités de l'entreprise dans le but de mesurer ses impacts réels, en s'appuyant sur des référentiels reconnus comme la norme ISO 26000 qui proposent des cadres standardisés pour évaluer et structurer une démarche RSE.
  • La politique RSE se concrétise par un plan d'action priorisé, une communication interne et externe, et éventuellement par l'obtention d'un label ou d'une certification qui attestent de la démarche auprès des clients et partenaires.
  • Depuis 2019, les entreprises disposent de deux outils pour officialiser leur engagement RSE : inscrire une raison d'être dans leurs statuts et adopter le statut de société à mission. 

RSE : identifier les "parties prenantes"

Une phase d’identification 

Dans un premier temps, l’objectif est d’identifier les “parties prenantes”, c’est-à-dire les salariés, fournisseurs, sous-traitants, voire les clients qui ont le plus d’influence sur l’entreprise et donc, sur la mise en place de sa politique RSE. 

Par exemple, si l’entreprise considère que ses salariés, en tant que partie prenante, ont un rôle plus important que ses fournisseurs, elle sera plus attentive à la question des salaires, de la sécurité de l’emploi ou de la qualité de vie au travail.  

Réciproquement, les salariés seront considérés comme attentifs à la réputation de leur entreprise. 

Dans le même sens, si l’entreprise estime que ses fournisseurs ou sous-traitants sont plus influents que ses collaborateurs et qu’elle a des répercussions sur les relations commerciales (délais de paiement), le degré d’influence de ses salariés sera relativement plus faible sur la mise en place de sa politique RSE.

Une phase de hiérarchisation 

La hiérarchisation des parties prenantes constitue un point d’étape important car elle permet de faire le tri parmi les nombreux interlocuteurs/acteurs avec lesquels l’entreprise interagit. Elle permet de ne se focaliser que sur l’essentiel.

RSE : auditer les capacités de l'entreprise

Une fois les acteurs identifiés et hiérarchisés, il convient de réaliser un audit des capacités de l’entreprise. Pour cela, plusieurs référentiels s’offrent à vous : 

  • la norme ISO 26000 ;
  • les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ;
  • les “GRI Standards” élaborés par la Global Reporting Initiative  ;
  • l’empreinte carbone.
Il peut être intéressant de réaliser un bilan carbone de l’entreprise pour identifier les sources d’émissions de gaz à effet de serre et s’interroger sur la gestion des déchets ou encore les modes de transport utilisés pour les déplacements professionnels.

RSE : établir des priorités

Comme pour l’identification et la hiérarchisation des parties prenantes, l’entreprise devra définir et hiérarchiser les enjeux RSE qu’elle estime prioritaires.  

Pour cela, il peut être intéressant d’établir un tableau comparatif. Par exemple, si l’on se place du point de vue de la gouvernance de l’entreprise, un des enjeux peut être celui du partage de la valeur. Quelle est l’importance de ce critère vis-à-vis de mon activité ? Que représente-t-il ?  

L’ancrage territorial peut également être un enjeu intéressant, permettant de déterminer la capacité de l’entreprise à prendre en considération les conséquences sociétales de ses choix, en favorisant par exemple des partenariats avec des fournisseurs, sous-traitants, etc.

RSE : et après ?

Après avoir défini le plan d’action de sa stratégie RSE, il convient d’assurer la mise en place d’une communication, la formation des salariés et de penser à une labellisation. 

Mettre en place une communication 

La première concerne la communication sur sa politique RSE. Communiquer à ce sujet permet de promouvoir sa stratégie RSE et donc, de renforcer positivement l’image de l’entreprise. 

Cela peut passer par une communication en interne et en externe : lettres d’information, vidéos promotionnelles, blogs, communication institutionnelle, infographies… 

Depuis la loi PACTE de 2019, l’entreprise qui souhaite formaliser et valoriser sa démarche RSE peut se fixer une “raison d'être”. Inscrite dans les statuts, elle fixe la raison pour laquelle l’entreprise existe au-delà du profit.  

Elle peut aussi être une “société à mission”, un statut optionnel qui permet à l’entreprise de se fixer des objectifs sociaux et environnementaux contraignants, vérifiés par un organisme tiers.

Former les salariés 

La seconde correspond à la formation et à l’engagement des salariés à la RSE. L’implication des collaborateurs de l’entreprise est non seulement vectrice de communication positive pour votre entreprise, mais permet également de renforcer les relations collectives et, sur le plan individuel, de contribuer à leur motivation et à leur bien-être.  

Leur implication peut passer par la formation.  

En tant que dirigeant d’entreprise, n’hésitez pas à consulter nos offres d’accompagnement à la mise en place de démarches et de plans d’actions RSE.  

Faire le choix de la labellisation 

L’obtention d’un label RSE permet à l’entreprise d’être reconnue et de promouvoir sa démarche, tant à l’égard des entreprises concurrentes qu’à l’égard de ses partenaires, clients, actionnaires, fournisseurs et mêmes des pouvoirs publics.  

Un label RSE permet de démontrer qu’une entreprise a mis en place des leviers et des dispositifs pour répondre à la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). 

La certification répond à des exigences précises définies par un cahier des charges. Elle est remise par des agences reconnues par l’État, qui établissent des audits sur place. Le label, quant à lui, est une étiquette ou une marque spéciale créée par un syndicat professionnel reconnu par une autorité publique.

Exemples de labels RSE : 

Label BCorp

Label PME+

Exemples de certifications RSE :

Engagé RSE - Afnor certification

Textes de référence

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