Dans cet article :
Depuis le 25 mai 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) impose des obligations renforcées à toute organisation qui collecte ou traite des données personnelles, que ce soit pour son propre compte ou pour celui d'un tiers (entreprise, association, collectivité, etc.). Nous avons fait le point sur la question.
Qu'est-ce qu'une donnée personnelle ?
Il s'agit de toute information permettant d'identifier une personne physique directement ou indirectement :
- nom, prénom
- adresse mail
- carte de paiement
- numéro de téléphone
- identifiant (numéro client par exemple)
- numéro de sécurité sociale
- adresse IP
- photo d'un visage
- vidéo montrant une personne,
- etc.
L'identification d'une personne peut être réalisée à partir d'une seule donnée ou d'un croisement de plusieurs données.
Que faut-il entendre par "traitement de données personnelles" ?
Il est fait référence à toute action effectuée sur des données à caractère personnel de personnes physiques.
Exemples :
- collecte d'informations via une fiche de renseignements, un bordereau d'inscription, un questionnaire, un formulaire de contact, un formulaire d'inscription à une newsletter…
- enregistrement d'une base de données, d'un fichier clients par exemple…
- mise à jour d'un fichier fournisseurs,
- mise en place d'un système de vidéosurveillance…
Attention ! Certaines données sont dites "sensibles". Leur traitement nécessite de prendre des mesures supplémentaires. Il s'agit notamment du traitement de données :
- révélant l'origine raciale ou ethnique,
- portant sur les opinions politiques, religieuses ou philosophiques, sur l'appartenance syndicale,
- concernent la santé, l'orientation sexuelle,
- génétiques ou biométriques,
- portant sur des infractions et condamnations pénales.
Que risquez-vous en cas de non-respect du RGPD ?
Un certain nombre de sanctions sont prévues. Elles ont été renforcées dans un souci de protection des personnes physiques sollicitées.
Elles varient en fonction de la gravité des violations notées par la Cnil : avertissement, sanction pécuniaire, injonction de cesser le traitement, retrait d'une autorisation accordée par la Cnil.
En savoir plus sur la procédure de sanction de la Cnil.
Comment vous mettre en conformité avec le RGPD ?
La Cnil vous recommande 4 actions principales à mener pour entamer votre mise en conformité :
1) Recensez l'ensemble de vos traitements de données dans un registre des activités de traitement (prévu par l'article 30 du RGPD).
Ce registre permet d'identifier précisément :
Par ailleurs, si vous opérez des traitements en tant que sous-traitant pour le compte de clients, vous devez mettre en place un second registre : le registre du sous-traitant.
Pour en savoir plus sur ce point, reportez-vous à l'article 28 du RGPD et au Guide du sous-traitant de la Cnil
2) Faites le tri dans vos données pour vérifier notamment que les données que vous traitez sont bien nécessaires à votre activité et que vous ne collectez pas de données sensibles.
3) Respectez les droits des personnes que vous sollicitez
Elles doivent en effet savoir ce que vous allez faire de leurs données, donner leur consentement au traitement et être en mesure d'exercer facilement leurs droits.
A chaque fois que vous collectez des données personnelles, le support utilisé (formulaire, questionnaire, etc.) doit ainsi comporter certaines informations :
4) Sécurisez vos données
Pensez à mettre régulièrement à jour vos logiciels et antivirus, changez régulièrement de mots de passe, etc. Vous êtes en effet tenu à une obligation légale d'assurer la sécurité des données personnelles que vous détenez.