Aller au contenu principal
Bpifrance Création

Préparez-vous à réussir votre création d’entreprise

L’incubateur Willa encourage les entrepreneures de la Fintech

Willa (anciennement Paris Pionnières), dédiée à l’accompagnement des femmes dans la tech, a lancé le programme Willa Women in Fintech en juin dernier. La première promotion, qui s’est terminée fin 2019, a permis à six startups de bénéficier d’un écosystème porteur pour se développer. Retour sur cette initiative favorisant la mixité dans l’innovation.


Une cinquantaine de candidatures ont été soumises, une vingtaine ont été retenues pour des sessions de pitch, puis six jeunes pousses ont été sélectionnées par le jury de Willa en juin dernier.
Initialement, ce programme était calibré pour l’incubation de cinq projets, mais le jury spécialisé dans les fintech a décidé d’en rajouter un, en raison du fort potentiel constaté.
"Ce projet a reçu le prix coup de cœur du jury, qui donne accès au réseau Willa et à celui de Rothschild & Co sans prendre nécessairement part à toutes les étapes d’accompagnement du programme", explique Marie-Virginie Klein, vice-présidente de Willa et initiatrice de ce programme, en partenariat avec Rothschild & Co, qui accueillera une deuxième promotion au second semestre 2020.

Une start-up sur dix est fondée par une femme 

Pour l’intégrer, les projets candidats devaient répondre à plusieurs critères, dont le fait d’évoluer dans le domaine des fintech, assurtech et regtech, tout en ayant au moins une co-fondatrice. Il faut dire que les femmes sont peu nombreuses à se lancer : en France, seules 10% des startups sont créées par des femmes et ce pourcentage est encore plus faible dans la tech.
"J’ai été motivée pour intégrer Willa notamment en raison de son prisme en faveur de la promotion des femmes dans la tech. Cela m’a permis notamment de rencontrer d’autres fondatrices de startups et d’échanger avec elles", relève Éléonore de Vial, PDG de Nephelai, une jeune pousse spécialisée dans une solution de machine learning pour la saisie d’ordres et les transactions financières.
Pour leur part, Aurélie Sergent et Tiffany Tinperman, fondatrices de Tresoria (anciennement Wefinup), qui est une solution proposant un directeur financier digital au service des TPE, artisans et commerçants, estime que "la force de Willa réside dans l’accompagnement des startups. Cela nous a permis de nous pencher sur nos problématiques, de bénéficier d’expertise et de possibles synergies avec d’autres startups".

Un écosystème alliant coaching, mentorat et networking 

Avec l’expertise de Willa, les startups incubées au sein de ce programme dans le centre de Paris (quartier du Sentier) ont pu bénéficier d’un écosystème porteur pour se développer, comme le confirme Émilie Thébault, fondatrice de SerendpTech, spécialisée dans la cybersécurité et l’authentification des données personnelles : "Avec Willa, nous avons pu travailler sur nos points faibles et aujourd’hui, nous sommes en phase de structuration commerciale. En six mois d’incubation, nous avons fait un bond en avant grâce aux conseils prodigués par les experts".  

Sur ce point, les jeunes pousses ont pu bénéficier d’un programme complet : un coaching personnalisé proposé par Willa, des ateliers thématiques (business plan, pitch, recrutement, négociation, juridique…) individuels ou en groupe, et un mentor dédié à chaque projet. De quoi apporter un appui de choix aux différentes jeunes pousses.
Par ailleurs, les incubées en ont également profité pour accroître leur réseau et leur visibilité, avec les différents partenaires, les nombreux événements et la veille sur les appels à projets de Willa :  "la dimension parisienne de Willa nous a permis de développer notre connaissance de l’écosystème et du réseau parisien", affirment Aurélie Sergent et Tiffany Tinperman, dont la société est basée à Bordeaux. À l’avenir, les six jeunes pousses vont poursuivre leurs parcours respectifs, qui seront sans aucun doute jalonnés de croissance, de recrutement, de levées de fonds ou encore d’internationalisation… 

Propos recueillis en janvier 2020