Conclure une vente : les 13 règles d'or

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L'art de la vente et de la négociation est complexe et demande généralement du temps et de la patience... même pour les plus doués !

Face à un environnement concurrentiel, à des clients de plus en plus exigeants, à des concurrents plus performants et mieux informés, vendre nécessite aujourd'hui de maîtriser les codes d’une relation commerciale moderne, d’être à l’écoute, agile et de faire preuve d’une excellente connaissance de son offre comme de son client. 

Voici 13 règles tirées de la pratique, qui vous aideront à conclure vos ventes dans un environnement en constante évolution.

Règle n° 1 -  Adoptez la bonne attitude sans vous positionner comme demandeur

Trop nombreux sont les commerciaux débutants qui pensent déranger leur interlocuteur dans le cadre d'une prospection. C'est souvent une question de "timing" : peut-être qu'effectivement se présentent-ils au mauvais moment... Cela ne signifie pas que leur interlocuteur n'est pas intéressé. Il n'est peut-être tout simplement pas disponible.
Dans une telle situation, il n'est pas utile d'insister. Préférez reprogrammer un échange à un moment plus opportun : c’est plus respectueux, et cela vous donnera une chance d’être mieux écouté. Le temps est un bien précieux pour un commercial... ne le gaspillez pas inutilement ! Prenez rendez-vous à une date ultérieure. Votre interlocuteur sera ainsi en mesure de se préparer.  

Evitez également de vous placer en situation d'infériorité : ne vous confondez pas en excuses (de peur de déranger) ou en remerciements exagérés (après avoir obtenu un rendez-vous).
Votre interlocuteur est comme vous : s'il accepte ce rendez-vous, c'est que votre offre l'intéresse. 
Soyez serein, professionnel et confiant dans la valeur de votre proposition. 

Règle n°2 - Préparez votre prospection avec méthode et objectifs

La prospection fait partie intégrante du métier de chef d'entreprise, au même titre que la gestion, la comptabilité...
Elle ne s’improvise pas : c’est une démarche qui demande de la préparation, de la rigueur… et de la régularité.

Avant de prendre contact avec un prospect, prenez le temps de qualifier votre cible : à qui vous adressez-vous ? Est-ce le bon moment pour lui ? Quelle problématique cherchez-vous à résoudre ? Plus votre approche est ciblée, plus elle sera efficace.

Préparez chaque rendez-vous avec un objectif clair : obtenir une première vente, décrocher un second échange, identifier le décideur… Chaque contact doit s’inscrire dans un parcours logique.  

Ne quittez pas votre prospect sans connaître la suite que vous donnerez à votre rencontre. Utilisez un outil de suivi (même simple) pour piloter votre prospection dans le temps, relancer au bon moment, et capitaliser sur les échanges passés. En prospection, la constance fait souvent la différence.

Règle n°3 - Constituez-vous une base de données à jour et exploitable

Au fur et à mesure de vos rencontres commerciales, constituez-vous un listing de prospects et clients.

Cette base de données est un véritable levier de performance commerciale, à condition d’être bien construite et régulièrement mise à jour. 

Rassemblez les informations essentielles : nom, entreprise, fonction, coordonnées, mais aussi les éléments qualitatifs comme les besoins exprimés, les objections soulevées ou les projets en cours.  
Ajoutez vos notes personnelles. Cela vous fera un aide mémoire important pour la suite de votre relation avec cet interlocuteur. 

Utilisez un CRM (Customer Relationship Management), même simple ou gratuit, pour centraliser toutes ces données. Cela vous permettra de suivre vos interactions, de planifier vos relances au bon moment, et de personnaliser vos échanges en fonction du profil de chaque contact.

En prospection comme en fidélisation, une base bien tenue est un atout stratégique. Elle vous aide à bâtir une relation sur la durée, à prioriser vos actions… et à ne laisser passer aucune opportunité. 

Règle n° 4 - Assurez-vous d'avoir le bon interlocuteur face à vous

Ne perdez pas votre temps avec une personne qui, quoi qu'il arrive, ne pourra pas prendre la décision d'achat et signer un bon de commande. Avant d’entrer dans le détail de votre offre, validez systématiquement le rôle et le pouvoir de décision de votre interlocuteur. Est-il prescripteur ? Décideur ? Utilisateur ? Acheteur ?

Si ce n’est pas la bonne personne, ne restez pas bloqué dans un échange stérile. Demandez-lui le nom de la personne à contacter et fixez immédiatement un nouveau rendez-vous. 
Cette démarche n'est ni intrusive, ni déplacée, au contraire : elle vous crédibilisera davantage. Votre interlocuteur appréciera votre sérieux et votre professionnalisme.

Les circuits de décision sont souvent complexes et impliquent plusieurs parties prenantes. Prenez donc le temps d’identifier tous les acteurs du processus et d’adapter votre discours à chacun. Vous gagnerez en efficacité et en pertinence.

Règle n°5 - Intéressez-vous aux personnes que vous avez en face de vous

La relation commerciale est avant tout une relation interpersonnelle. 

Derrière chaque prospect se trouve une personne avec ses priorités, ses contraintes, ses émotions. Pour créer une relation de confiance, montrez de l’intérêt sincère pour votre interlocuteur, au-delà de l’opportunité de vente.

Avant de parler de vous ou de votre offre, prenez le temps de comprendre son environnement : son métier, ses enjeux du moment, son contexte professionnel, voire personnel si la discussion s’y prête. 
Il est ainsi parfois préférable de prendre son temps pour faire connaissance... Une personne écoutée est plus encline à écouter à son tour.

Créer un lien avec votre interlocuteur c'est envisager avec lui une relation à long terme. En posant des questions ouvertes, vous montrez que vous êtes là pour l’aider, pas juste pour vendre.

C’est en mettant l’humain au cœur de votre démarche que vous ferez la différence. 

Règle n°6 - Ecoutez et posez le maximum de questions

Trop souvent les commerciaux foncent tête baissée dans la présentation de leurs produits en déroulant leur argumentation sans tenir compte des préoccupations de leur interlocuteur.

Or, vendre ne consiste pas à réciter un discours, mais à comprendre un besoin. Pour cela, posez des questions ouvertes, laissez votre interlocuteur s’exprimer, rebondissez sur ses réponses, creusez ses attentes. Plus vous questionnez, plus vous cernez ses véritables enjeux. 
 

Plutôt que de faire une présentation linéaire, posez des questions à votre prospect. Essayez de cerner son besoin et surtout essayez d'identifier les freins de l'acte d'achat. Est-ce une question de budget ? De délai ? De peur du changement ?
Une fois ces freins identifiés, il vous sera plus facile de rassurer votre interlocuteur.

L’écoute active est l’arme la plus puissante du vendeur. Elle montre du respect, elle crée de la confiance, et elle vous donne toutes les clés pour adapter votre discours.
Comprendre votre interlocuteur c'est 70% du travail réalisé !

Règle n°7 - Reformulez les questions ou les objections

Reformuler les questions ou les objections de votre interlocuteur est primordial. Cette technique simple, mais puissante, vous permet de vérifier que vous avez bien compris ce qui freine l’achat - et de montrer à votre prospect qu’il a été pleinement écouté.

Reformuler, c’est aussi gagner du temps : cela évite de répondre à côté, ou de mal interpréter une remarque. Par exemple : "Si je comprends bien, ce qui vous inquiète, c’est le délai de mise en œuvre, c’est bien ça ? ". Cette simple phrase peut désamorcer bien des tensions. 

N'ayez surtout pas peur de le vexer, au contraire, il se sentira écouté et valorisé. Vous légitimez son questionnement, tout en clarifiant le terrain. Vous montrez que vous traitez chaque objection avec sérieux, et que vous êtes là pour proposer une solution adaptée.
De plus, la reformulation vous évitera de perdre du temps en répondant à une question mal comprise.

Règle n°8 - N'intellectualisez pas votre relation commerciale

N'essayez pas d'interpréter inutilement les réactions ou comportements éventuels de votre interlocuteur. Vous avez l’impression qu’il décroche ? Qu’il est agacé ? Intéressé ? Dans le doute, posez une question claire plutôt que de tirer des conclusions hâtives.

Restez dans le concret : ses besoins, ses contraintes, les solutions que vous pouvez lui apporter.

Soyez factuel ! Plus vous vous basez sur des éléments tangibles, plus votre discours gagne en impact. 

Il est parfois utile de se mettre à la place d'un client, mais il n'est pas nécessaire d'anticiper trop en amont ses réactions. Trop d’interprétation génère du stress, de la confusion, voire des maladresses. Tenez-vous-en aux faits, à l’écoute active et aux échanges directs : c’est souvent ce que votre prospect attend.

Règle n°9 - Vantez les résultats du produit ou du service

Un commercial ne vend pas un produit ou un service mais propose une solution

Ce que votre client cherche, ce n’est pas une fonctionnalité ou une fiche technique, mais un résultat concret : gagner du temps, économiser de l’argent, améliorer son quotidien ou atteindre ses objectifs.

Mettez en avant les bénéfices réels de votre offre : des preuves, des cas clients, des résultats chiffrés. Parlez d’impact, pas de détails techniques. Plutôt que de dire "notre logiciel intègre 12 modules ", préférez "vous gagnez en moyenne 3 heures par semaine sur la gestion administrative ".  

Dans ce cadre, le produit n'est que le moyen d'atteindre les résultats souhaités. C’est la transformation promise qui convaincra votre interlocuteur, pas la liste des caractéristiques.

Règle n°10 - Soyez bref dans votre discours, n'ayez pas peur des silences

Soyez direct, ne tournez pas autour du pot. Allez à l'essentiel.
Dans un échange commercial, chaque mot compte. Plus votre discours est long, plus votre message risque d’être flou ou dilué.

Présentez votre offre de manière claire, structurée et concise. Donnez des repères, illustrez par des exemples concrets, puis laissez de l’espace à votre interlocuteur pour réagir. 

Vos silences permettront à votre interlocuteur d'intervenir et peut-être de se livrer. Ne cherchez pas à combler tous les blancs : un silence bien placé peut déclencher une question, une objection… ou une décision.

De plus, il s'appropriera plus rapidement votre produit. Un discours efficace n’est pas celui qui impressionne, mais celui qui permet à votre client de se projeter.
N'oubliez pas : un bon vendeur est un vendeur qui parle peu et qui écoute beaucoup.

Règle n°11 - Ne critiquez jamais vos concurrents

Ne faites pas rentrer vos concurrents dans votre relation commerciale. En parler, c’est leur donner de la place… même involontairement. Rester focalisé sur votre offre, vos valeurs et vos avantages est toujours plus stratégique que de dénigrer. Evoquer ses concurrents, c'est les faire interférer involontairement dans la négociation. Et si votre prospect travaille déjà avec l'un d'entre eux ?
Dans ce cas, si vous critiquez votre concurrent, vous critiquez les choix de votre interlocuteur. Ce serait contre-productif.

Concentrez-vous sur ce qui vous distingue : votre approche, votre qualité de service, vos résultats. C’est en valorisant vos forces que vous gagnerez la confiance de votre prospect, pas en affaiblissant les autres.  

Règle n° 12 - Sachez mettre fin prématurément à l'entretien

Tous les rendez-vous ne mènent pas à une vente — et ce n’est pas un échec. Vous sentez votre interlocuteur distant et totalement désintéressé par votre argumentaire ? Ne le prenez pas mal. Cela fait partie du processus commercial. 

Dans ce cas, le plus professionnel est parfois de mettre fin à l’échange avec tact, plutôt que d’insister inutilement. Sachez poliment mettre fin à l'échange sans le heurter. Remerciez votre interlocuteur pour son temps, déposez une carte de visite et invitez-le, s'il le souhaite, à vous contacter ultérieurement.
Mais attention : ce choix doit se faire rapidement. Cette technique n'est utilisable qu'en début de présentation. Si vous coupez l'entretien après 20 minutes d'échange : votre interlocuteur pourrait mal le prendre.

Votre temps est précieux, tout comme celui de votre prospect. Il est donc fondamental de repérer rapidement les personnes intéressées pour vous concentrer sur les opportunités à fort potentiel.

Règle n°13 - Dépassez votre peur de l'échec : persévérez et donnez-vous du temps

Accepter l'échec dans la relation commerciale, c'est accepter le fait que la vente est un métier difficile et exigeant. Aucun vendeur, même expérimenté, ne conclut toutes ses affaires. La vente est un processus d’apprentissage continu, fait d’essais, de refus, d’ajustements… et de victoires progressives. 
Il n'est pas rare que les premières ventes n'aboutissent qu'au bout de 5 ou 6 mois. Ce délai ne doit pas vous décourager. Il faut du temps pour maîtriser le stress de la relation commerciale, améliorer sa connaissance "produit", connaître sa clientèle, roder son discours commercial et apprendre à répondre aux objections.

Soyez indulgent envers vous-même, surtout au début. Chaque rendez-vous est une opportunité d’apprendre. Analysez vos échanges, ajustez vos approches, gardez confiance en votre valeur.
 
Les premiers rendez-vous en clientèle seront certainement laborieux, mais ne vous découragez pas. Votre apprentissage ne fait que commencer. Progressivement, la démarche deviendra naturelle.

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