Apprenez à connaître le marché de la reprise d'entreprise

  • Temps de lecture: min

Le marché de la reprise d’entreprise est loin d'être aussi important que ce qui est généralement annoncé. Si l'âge des dirigeants peut laisser supposer qu'il y aura un potentiel de l'ordre de 600 000 entreprises à céder dans les dix prochaines années, il faut être conscient d'un certain nombre de limites.

Quelques chiffres clés

Le vieillissement des dirigeants laisse entrevoir un marché important, mais toutes les intentions de cession ne débouchent pas sur une transmission. 
Selon Bpifrance Le Lab, 370 000 TPE, PME et ETI employant au moins un salarié pourraient être transmises d’ici 2030, soit environ 3 millions d’emplois potentiellement concernés. Ce volume comprend 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI.
Le rythme actuel reste cependant très inférieur à ce potentiel. En 2024, environ 26 000 entreprises comptant au moins un salarié ont effectivement changé de main, alors que le potentiel théorique est estimé à 74 000 opérations par an. Si cette tendance se poursuit, seules 130 000 transmissions seraient réalisées sur cinq ans.

Ces données doivent donc être interprétées avec prudence. Une intention de transmettre ne constitue pas nécessairement une offre disponible. 

Certaines entreprises ne seront finalement pas mises en vente, d’autres seront reprises dans un cadre familial ou interne, et certaines ne présenteront plus les conditions nécessaires pour intéresser un acquéreur.

Pour mieux comprendre le marché de la transmission
Découvrez les perspectives du marché, les principaux freins rencontrés par les cédants et les repreneurs, ainsi que les facteurs favorisant la réussite d’une opération.

L'entreprise est elle "reprenable" ?

  • Certaines sont intimement liées à leur dirigeant, ce qui les rend difficilement transmissibles.
  • D'autres sont "vieillissantes" : carnets de commandes affaiblis, investissements non renouvelés, personnel qualifié en instance de départ ou déjà parti, etc.
Bon à savoir : selon certains experts, 50 % de ces entreprises auraient ainsi perdu leur valeur marchande.

Le marché est souterrain et confidentiel

En dehors de la cession des fonds de commerce, de magasins et de certaines activités artisanales, qui bénéficient d'une large publicité, les offres de cession sont souvent "cachées" pour plusieurs raisons :

  • Par manque de temps du cédant : gérer un processus de vente prend du temps, qui s'ajoute à son activité quotidienne. Le cédant ne souhaite donc pas être submergé de demandes non filtrées.
  • Par souci de préserver l’entreprise de rumeurs susceptibles de la fragiliser auprès de ses clients et de ses salariés.
  • Parce que les bonnes affaires trouvent généralement un acquéreur dans l'entourage proche du cédant : famille, salariés, autre société, concurrent, client, fournisseur.
Bon à savoir : hormis pour les petites entreprises commerciales et artisanales, moins exposées aux difficultés liées à la confidentialité, il n'existe pas de marché organisé permettant un rapprochement global de l'offre et de la demande.

Le marché de la reprise est déséquilibré

  • Au niveau géographique : les repreneurs sont concentrés dans les grandes agglomérations, alors que de nombreux fonds de commerce sont à céder en zones rurales.
  • Entre l’offre et la demande : la grande majorité des entreprises à céder sont des très petites entreprises (TPE) comptant moins de 5 salariés. Or, un grand nombre de repreneurs sont à la recherche d'entreprises de plus de 10 salariés.

On trouve peu d’intermédiaires pour les TPE

Si l’on trouve beaucoup de professionnels pour les PME d'une certaine taille (plus de 5 M€ de chiffre d'affaires), ainsi que pour les cessions de baux commerciaux et de fonds de commerce, peu s'intéressent aux TPE.

Pour aller plus loin, consultez toutes nos solutions de financement et d'accompagnement à la transmission et reprise d'entreprise.

Bourse de la transmission

Vous recherchez un repreneur ?
Déposez votre projet de cession chez nos partenaires.

Plus de 45 000 entreprises à reprendre !