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BPI France Création

Préparez-vous à réussir votre création d’entreprise

Vers qui me tourner pour emprunter de l'argent ?

Vous avez évalué vos besoins financiers et fait le compte de l’argent dont vous pouvez disposer pour constituer les fonds propres de votre entreprise ? Vous avez peut être sollicité un prêt d'honneur pour les compléter ? Vous êtes désormais à la recherche d’une solution d’emprunt pour combler l’écart et vous permettre de financer votre projet de reprise d'entreprise. Votre interlocuteur privilégié sera naturellement le banquier… mais ce n’est pas le seul !
Qui pouvez-vous solliciter ?

Les banques

Les banques sont des acteurs incontournables dans un projet de reprise d'entreprise. Généralement, l'endettement se fait sur une durée de 7 ans et ne couvre pas plus de 70 % du prix d'acquisition. 

En principe, les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties :

  • sur les biens financés : hypothèque s'il y a des murs rachetés lors de la reprise, nantissement du fonds de commerce, nantissement des parts sociales ou actions dans le cas d'une reprise de société,
  • par une ou des cautions personnelles.

Un organisme tiers (fonds de garantie ou société de caution mutuelle) peut prendre en charge le risque conjointement avec la banque. Les fonds de garantie peuvent être nationaux ou régionaux. Quelques exemples :

En savoir plus sur les dispositifs de garantie

Le vendeur lui même : le crédit vendeur

Selon le contexte et la confiance établie entre vous, il est parfois possible de négocier avec le cédant le paiement échelonné d'une partie du prix du bien (50 % au maximum). La durée du prêt est généralement fixée entre 1 et 3 ans.

  • Du point de vue du cédant, cette pratique lui permet de vendre son entreprise dans de bonnes conditions financières en arrivant à un prix juste et non à un prix écrasé.

Depuis le 1er janvier 2016, le cédant d’une entreprise individuelle de moins de 10 salariés et dont le total de bilan ou chiffre d'affaires n'excède pas 2 M€ a la possibilité de demander un étalement du paiement de l'impôt sur le revenu relatif à la plus-value réalisée lors de la cession.

Nouveauté : depuis le 1er janvier 2019, l’étalement de l’imposition des plus-values en cas de recours au crédit vendeur est élargi aux entreprises individuelles et sociétés de moins de 50 salariés et dont le total de bilan ou le chiffre d’affaires n’excède pas 10 M€.
  • Du point de vue du repreneur, le recours au crédit-vendeur influence favorablement l'environnement de l'entreprise ; le fait que le cédant ait pris le risque de recourir à cette formule, constitue pour les banquiers, pour les fournisseurs et pour le personnel de l'entreprise, un gage de confiance dans les capacités et compétences professionnelles du repreneur...

Pour sécuriser son financement, le cédant qui accorde un crédit vendeur peut demander la caution d'une banque (généralement la banque qui intervient dans le financement de la transmission). Bpifrance peut garantir à hauteur de 50 % la banque qui accepte de se porter caution du crédit vendeur. Les organismes de caution mutuelle peuvent également intervenir en garantie d'un crédit consenti par le cédant. 

A noter : Vous pouvez également proposer au cédant une clause d'earn out ou "complément de prix". L'objectif de cette clause est d'indexer une partie du prix de cession aux résultats futurs de la société cible.

Bpifrance

Le contrat de développement transmission peut financer l'achat majoritaire de parts ou d'actions ou de fonds de commerce mais aussi les frais d'acquisition, le remboursement des comptes courants et le renforcement du fonds de roulement.

Proposé par Bpifrance grâce au concours en garantie des régions, il prend la forme d'un prêt de 40 000 à 650 000 euros, sans garantie ni caution personnelle et d'une durée de 7 ans maximum avec un allègement du remboursement les 2 premières années. Il accompagne systématiquement un prêt bancaire d'une durée minimum de 5 ans qui peut bénéficier d'une garantie Bpifrance. Il représente au maximum 40 % de l'ensemble des prêts mis en place.

Vos associés

Si vous créez une société pour reprendre une entreprise, vos associés pourront « prêter de l’argent » à cette société en portant une partie de leurs apports au passif du bilan dans des comptes-courants d'associés.

L'associé dispose alors d'une créance sur l'entreprise, qui est remboursable et peut être rémunérée par le versement d'intérêts.
C’est un moyen par exemple pour un de vos proches de vous aider financièrement au démarrage de votre projet de reprise d'entreprise en restant minoritaire au capital.

A noter : ces comptes-courants peuvent être considérés comme des "quasi-fonds propres" (mode de renforcement des fonds propres) lorsqu'ils sont bloqués.

Le crowdlending

Le crowdlending est une des formes de financement participatif (crowdfunding), permettant aux entrepreneurs d'emprunter auprès de particuliers via une plateforme.
Les prêts proposés peuvent être proposés avec ou sans intérêts ou prendre la forme de prêts en minibons. Les minibons sont des titres anonymes émis par une entreprise en échange d’un crédit et qui s’adresse donc aux entreprises qui se créent sous forme de SA ou d’une SAS.

Ce type de crowdfunding permet en général de financer des dépenses non prises en compte par les banques, comme le besoin de liquidité par exemple ou des projets d'investissements immatériels.

Le crédit-bail

Pour compléter le financement, et permettre l'acquisition de matériel ou de véhicules pour la société, le crédit-bail, également appelé leasing est une solution intéressante de financement des équipements.

Les financements solidaires

Ce type de financement pourra vous intéresser :
- si vous n'avez pas obtenu la totalité de votre financement via le système bancaire,
- ou si vous vous lancez dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS).

Dans ce cas, rapprochez-vous par exemple de :

  • La Nef, société coopérative de finances solidaires, qui finance principalement les activités ayant une dimension écologique, sociale et culturelle.
  • La Caisse Solidaire, organisme financier, créé en région Hauts-de-France, qui a étendu son champ d'intervention à l'ensemble du territoire national.
janvier 2019